Sur une planète océanique, en pleine nuit, un agent des services secrets américains envoie un message depuis un endroit caché.
Agent Jean – Ici l’agent Jean, des services secrets américains. J’ai un message urgent pour le L7.
L’agent est en fait sans vrai moyen de communication : il utilise une caméra pour se filmer en train de parler.
Agent Jean – Si vous recevez ce message, L7, venez aussi vite que possible. Ça se présente très très mal… Vous n’en reviendrez pas de ce que j’ai découvert ici ! Je suis sur une plateforme pétrolière abandonnée de la planète Aquatrice. Un grand groupe de criminels s’est réuni pour organiser une éventuelle attaque de course F-zéro. Ils ont réussi à voler un dispositif de machine F-zéro dont les capacités ne seront qu’un avantage pour eux. J’ai été repéré, je ne peux pas bouger pour le moment… J’aurais pu appeler quelqu’un d’autre, mais vous êtes le seul à savoir comment s’y prendre contre ces criminels. Quand vous serez ici, trouvez cette pièce de voiture et détruisez-la. Et faites attention : cet endroit est très dangereux.
Soudain, on entend dans la vidéo des voix venant de plus loin. Jean comprend qu’il ne doit pas rester immobile.
Agent Jean – Je vous passe mes coordonnées. Bonne chance !
Il est 23h30. Un petit bateau navigue au large des océans de la planète Aquatrice. Il n’est pas très grand, mais seules deux personnes sont à bord. Le propriétaire du bateau vérifie les coordonnées de leur emplacement actuel sur son radar. Il finit par interpeler son passager.
Nemo – Eh voilà, Monsieur L7, on y est ! exactement l’endroit où vous m’avez payé pour vous emmener ! je me demande bien pourquoi, d’ailleurs.
Louis – Je cherche un agent secret américain qui a appelé à l’aide.
Nemo – Un agent américain ? Ha ! Je ne connais pas trop d’endroit plus éloigné des États-Unis que ce coin-là !
Louis – C’est pourtant exactement là où je devais venir.
Nemo – Ouais, bah désolé de vous décevoir, mais y a personne ici, à part nous.
Soudain, la sirène d’un autre bateau se fait entendre.
Nemo – Tiens, finalement, nous ne sommes pas seuls, ici.
Louis – Ce sont sûrement les criminels dont l’agent Jean parlait dans son message. Rendez-moi un dernier service : essayez de vous approcher suffisamment de ce bateau pour que je puisse monter dedans en douce.
Nemo – Allez donc vous cacher, je vais voir ce que je peux faire.
Le bateau criminel est suffisamment près pour que l’un d’eux puisse communiquer au parlophone.
Criminel – Qu’est-ce que vous faites là, vous !
Nemo – À votre avis, je suis capitaine de bateau, c’est mon boulot de naviguer !
Criminel – Oui, bon, va jouer ailleurs ! C’est une zone interdite aux navires civils ! Faites demi-tour et retournez d’où vous venez !
Nemo – Ah oui ?! Et qui contrôle cette zone exactement ?!
Le petit bateau criminel sort un canon à missile et vise le sien avec un pointeur laser.
Nemo – C’est bon, ça va, je m’en vais ! Pas la peine de s’énerver !
Le capitaine Nemo commence alors à faire demi-tour ; le bateau criminel aussi. Nemo jette un œil derrière lui en partant et constate que le L7 a réussi à s’accrocher à la coque de l’autre bateau. Il lui parle alors sans l’interpeler pour ne pas le dévoiler.
Nemo – Bon bah, désolé si vous avez encore besoin de moi, mais je crois que je n’irai pas plus loin. Bonne chance, L7…
Et il retourne vers le port le plus proche (c’est vite dit !), laissant le L7 continuer sa mission seul. Le bateau criminel se dirige vers une grande plateforme pétrolière abandonnée qui semble désormais servir, soit de repaire, soit de point de rendez-vous pour des affaires top secrètes. La plateforme pétrolière est maintenue au-dessus de l’eau par de larges piliers de 25 m de haut. Le bateau passe à côté d’un de ces piliers pour aller se faire récupérer par une grue qui lui permettra de monter jusqu’à la plateforme. Avant ça, Louis se laisse tomber à l’eau et nage juste au pilier dont le pied a des rebords émergés. Puis il sort un nouvel équipement qu’il a amené exprès pour cette occasion : un grappin. Ce dernier envoi un crochet pointu ayant un mini propulseur pour augmenter sa portée au maximum. Une fois planté au bord de la plateforme, il active la fonction inverse du grappin pour se faire tirer vers le haut, jusqu’à enfin atteindre le haut de la plateforme.
Louis – Maintenant, il faut que je trouve l’agent Jean.
Louis est perché en haut du bâtiment de la plateforme pétrolière. Il aperçoit alors plein de personnes se réunir autour d’une machine F-zéro qui lui glace le sang : le Black Bull. Il utilise alors une oreillette pour écouter la conversation du gigantesque groupe. Et lorsqu’il parle, il est trop loin pour se faire entendre.
Criminels – Nous avons trouvé ce que nous cherchions dans cette machine.
Goroh – Parfait, nous avons fait du bon travail.
Louis – Le samouraï Goroh ?
Criminel – Les voilà, samouraï Goroh. Vous voulez les voir avant qu’on les remette en place ?
Goroh – Alors c’est à ça que ressemblent les Reactors Might ? Quelle beauté… Avec ça, rien ne pourra nous arrêter. Et quand Black Shadow sera là, il sera content de nous.
Louis – Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Il faut que j’aille voir ça de plus près.
Louis utilise son grappin pour se suspendre à une grue inactive au-dessus du groupe de criminels. Quand il arrête de se balancer, il descend doucement pour s’approcher de ce qu’il veut voir, suspendu de la main gauche ; puis il s’arrête pour ne pas se faire repérer.
Goroh – Remettez-là à sa place, on verra plus tard ce qu’on peut en faire.
Criminel – Eh, Goroh ! On vous apporte ce qu’il reste d’un agent américain ! Et on peut dire qu’il a compris qu’il ne devait pas fourrer son nez là où ça ne le regardait pas !
Goroh – L’agent Jean… du moins, ce qu’il en reste.
Les criminels de samouraï Goroh ouvrent la grosse caisse qu’ils viennent de déposer devant lui. Le spectacle qu’il contient est effrayant : un corps squelettique noirci par le feu avec des vêtements déchirés et tachés de rouge. Le L7 met la main gauche sur sa bouche, il comprend qu’il est arrivé trop tard. Mais surtout, il se rend compte qu’il vient de lâcher son grappin.
Louis – Oh mince… AAAAAAH !
Il tombe alors sur le groupe de criminels qui se précipitent sur lui une fois qu’il s’est relevé. Bien sûr, il a toujours son katana, qu’il utilise pour se tirer de ce pétrin. Mais il a un vrai objectif : débarrasser ces criminels de la machine de Black Shadow. Goroh finit par s’interposer entre lui et la machine.
Goroh – J’aurais dû me douter que le L7 serait dans nos pattes !
Louis – Black Shadow a disparu. Tu crois pouvoir utiliser ses capacités pour devenir plus puissant et reconnu que tout le monde ?
Goroh – Tu n’es pas si bête, quand on y pense.
Louis – C’est hors de question. Je ne te laisserai pas faire !
Les deux s’affrontent sous les yeux des autres criminels qui encouragent au maximum leur chef. Comme vous le savez, le L7 est très adroit avec un sabre, mais Goroh aussi… Certains pensent même qu’il est meilleur que lui. Finalement, après s’être blessés de façon équivalente, Louis parvient à trouver une ouverture et met Goroh en désavantage. Il en profite pour l’assommer avec le manche de son sabre. Terrifiés par ça, tous les criminels partent se cacher.
Louis – Ouf ! Voilà une bonne chose de faite. Désolé, agent Jean, j’annoncerai votre mort à l’état américain. En soi, je peux me faire pardonner en trouvant un moyen de nous débarrasser de cette machine.
Trop occupé à réfléchir, Louis ne voit pas Goroh reprendre connaissance derrière lui. Ce dernier se rapproche de lui discrètement.
Louis – Mais comment je vais pouvoir déplacer un poids pareil… Eurh !
Il ressent soudain une grande douleur dans le ventre… Goroh vient de lui planter sa lame dans le dos. Le bout de la lame dépasse de loin la surface de son ventre, et la lame est tachée de rouge. Goroh se tient derrière lui en tenant son sabre bien planté.
Goroh – N’y vois rien de personnel ; je dois juste m’assurer que tu ne te mêleras plus jamais de nos affaires. Une dernière parole à prononcer ?
Louis (voix faible) – C’est un réflexe, chez les criminels, d’attaquer sans prévenir ?
Goroh – Toujours aussi perspicace. Adieu, L7. Il retire alors la lame de son sabre du dos de Louis. Ce dernier tombe sur le sol, raide mort.