Mei-lin, Alicia et Joy sont arrivées au F-zéro Casino et se dirigent tranquillement vers le lieu de rendez-vous. Pourquoi à Casino Palace ? Parce que la prochaine course aura lieu à Aéropolis le lendemain et sera un peu spéciale.
Alicia – Alors, Mei, est-ce que t’es prête pour la grande course de demain ?
Mei-lin – À fond, oui ! C’est quand même 10 millions de dollars qui attendent le vainqueur.
Joy – Mais je ne comprends pas bien pourquoi il n’y aura que trois participants. Pourquoi moi je peux pas participer, par exemple ?
Alicia – Tu as oublié le grand-prix Laps200 ? Ce jour-là, Mei est arrivé première, mais à égalité avec le White Speed et le Lightning 7, une égalité totale. Alors pour pouvoir les départager, F-zéro avait déjà prévu cette course le soir même.
Mei-lin – Et en vrai, une course de seulement trois coureurs, ça nous change de d’habitude. Ça parait pas, dit comme ça, mais réduire le nombre de participants peut complètement changer la vision de la course. Ah ! Voilà les garçons, on va pouvoir examiner l’Astro Sonic de l’intérieur.
Le groupe d’amis est dans le parking souterrain du F-zéro Casino. Lorsque les filles arrivent, Rafael et Jules sont déjà en train de farfouiller et d’examiner en globalité le moteur de l’Astro Sonic et ont placé l’ordinateur de Rafael juste à côté pour afficher une version scannée de la machine aux rayons X pour ne pas devoir démonter entièrement la machine.
Jules – Dans l’ensemble, cette voiture a l’air à peu près similaire aux autres engins comme elle, mais ce genre de système est tellement complexe que j’y comprends pas grand-chose. Heureusement qu’on a un mécanicien dans l’équipe !
Rafael – Oui, et c’est bien, car il y a pas mal de choses à dire.
Tout le monde regarde l’ordinateur sur lequel Rafael manipule le modèle 3D de la machine sur l’écran pour illustrer ses explications.
Rafael – Quand on sait comment marche une machine F-zéro en général, il est déjà plus simple de différencier le fonctionnement d’une machine à une autre, et la mienne n’a pas l’air spéciale à première vue. Alors déjà, elle est équipéd du fameux système G-diffuseur, un système électrique magnétique placé sous le ventre de la machine qui repousse les objets gros et solides : c’est ça qui permet à nos voitures de léviter au-dessus du sol dès qu’elles sont activées. Enfin, du moment qu’elles ne sont pas trop hautes, où au-dessus de l’eau, car la distance de poussée du système est limitée et ne repousse pas les liquides. Ensuite, ici on a le système d’énergie réparatrice : c’est la base même du fonctionnement de l’énergie qu’on perd en prenant des coups dans la carrosserie. Celle-ci est stocké dans ce système qui la dépense pour réparer la machine tout seul.
Joy – Donc, si je comprends bien, quand l’énergie est à zéro, la machine ne peut pas se réparer, et c’est pour ça qu’elle disloque au moindre choc, c’est ça ?
Rafael – Oui, et si les boosts retirent de l’énergie, c’est parce que leur puissance endommage la machine, et il a un jour fallu installer une fonction qui désactive le booster dès que l’énergie est à zéro, sinon elle exploserait directement. Après ça, il y a les réacteurs alimentés par le moteur qui fonctionne grâce à l’énergie centri-solaire, extraite de notre soleil par une station de recherche sur vénus. Cette énergie est pratique car, comme le noyau du soleil, elle récupère une partie de sa puissance pour se réalimenter, comme si elle était sa propre source d’énergie. Et un jour, avec l’aide des extraterrestres, on a appris à l’exploiter, notamment pour créer ce moteur qui peut marcher sans alimentation du moment que le système est entretenu de temps à autre. Ah, et aussi, tant qu’à faire, la coque de métal qui sert de carrosserie est toujours en acier solaire, et surtout en une seule pièce autour du cockpit pour des raisons de sécurité du pilote. Mais tout ça se trouve aussi dans les autres machines, rien de bien spécial.
Jules – Je pense avoir une piste : regardez ici.
Jules désigne du doigt une pièce ronde que Rafael n’a pas désignée pendant ses explications.
Jules – Le jour où on a essayé de piller… euh, je veux dire, d’examiner le Lightning 7, j’avais remarqué une boule métallique de ce genre ; et comme par hasard, je n’en ai jamais trouvé d’autre dans ma machine, ni dans une autre que dans la tienne.
Mei-lin – C’est peut-être la clef de notre mystère ! Tu es un génie !
Rafael – Tu exagères, un simple mécano. Surtout que je ne suis pas sûr que cette pièce serve exactement à ce que l’on pense.
Joy – T’es jamais sûr de rien, de toute façon. Tiens, regarde, j’ai réussi à l’extraire de ta machine.
Alicia – Qu’est-ce que c’est que ce truc ? On dirait une grosse pokéball grise avec de la lumière sur ses motifs.
Mei-lin – Ça ressemble plutôt à un Reactor Might ! Et si c’en était un ? Non, ce n’est pas possible, les Reactors Might sont une légende, ils n’ont jamais existé !
Joy – Je pense que ça fait déjà beaucoup de questionnement pour une seule soirée. Il vaut mieux qu’on fasse une pause pour la nuit. Demain, la journée sera spéciale, donc épuisante.
Mei-lin – T’as raison. Mais nous avons fait un pas essentiel, nous savons ce que nous ne savions pas encore : l’enquête sur le L7 fait enfin un bon en avant ! À présent, si vous le permettez, je vais aller dans ma chambre d’hôtel et probablement aller dormir ; je vous conseille d’en faire autant.
Après un tout petit peu de rangement, tout le monde se rend finalement dans sa chambre d’hôtel et reprend des forces pour demain. On ne sait jamais quelle surprise le L7 nous réserve…