Il est 10H du matin quand le Lightning 7 sort de sa base et commence à prendre la route. Ce dernier part sur la nationale qui relie Big Blue à la ville de Port Town pour prendre ensuite la grande autoroute qui relie les parties est et ouest des États-Unis.
Les États-Unis ont beaucoup changé en plus de 300 ans. Tout a bien évolué et la totalité des grandes villes ont changé de nom : la plus grande d’entre elles s’appelait autrefois New York, aujourd’hui c’est Mute City ; celle qui s’appelait Miami se nomme désormais Big Blue ; Aéropolis, l’endroit de la prochaine course, était autrefois San Francisco, et on a aussi Las Vegas qui est devenu Casino Palace.
En plus des villes, le code de la route a aussi un peu changé, et sur l’autoroute, les limites de vitesse ne sont plus les mêmes : en passant par la grande autoroute, il faut environ 6h de route à Louis pour aller de Port Town à la Californie en passant par le Red canyon pourtant truffé de brigands. Mais Louis ne se rend pas directement à Aéropolis ; comme un peu tous les pilotes de la course, il va d’abord passer une nuit à Casino Palace. Et quelle ville ! Casino Palace a tout pour plaire aux touristes : une grande quantité d’hôtels pour la plupart vraiment pas cher, des casinos (logique), des terrains de golf et mini-golf, bâtiments pour l’e-sport, salles d’arcade, et même un parc d’attractions démesuré. Le Lightning 7 se dirige au F-zéro casino, un hôtel avec deux étages réservés aux pilotes de la course et qui possède même un terrain aérien dédié au circuit F-zéro de cette ville.
Louis entre alors dans le bar du casino, et une fois son verre servi, va rejoindre Théo qui l’attend à une table près de la fenêtre où on peut voir certains pilotes de F-zéro faire la course sur le circuit local.
Théo – Tu pourrais participer à la course suivante, je dis ça, ça devrait juste te faire de l’entraînement pour Aéropolis.
Louis – Les courses rudimentaires comme celle-là ne sont pas officielles, il n’y a donc pas de récompense pour le 1er. Même si les paris y sont autorisés…
Théo – Oh non !
Louis – Quoi ?
Théo – J’ai misé 3000 dollars sur un pilote et il vient juste de tomber de la piste ! Bon bah je te comprends maintenant.
Louis – Eh ouais, qui joue avec son argent perd son argent !
Pendant ce temps le groupe de Mei-lin est aussi dans le casino. Ils profitent d’un moment de détente tout en espérant trouver une éventuelle piste à suivre pour avancer dans leur enquête. Alicia finit par l’interpeler.
Alicia – Eh Mei, viens voir, notre informatrice à du neuf !
Les deux amies rejoignent le groupe qui discute avec Wafaa, une autre pilote de F-zéro et informatrice. Les informateurs ont un don particulier pour obtenir des informations qu’ils peuvent transmettre à n’importe qui du moment qu’ils sont payés, et peuvent être très utiles, pour les enquêteurs comme pour les criminels.
Wafaa – Oui, j’ai du nouveau. Je ne sais pas si mes infos vous seront utiles, mais au moins, j’ai des infos.
Rafael – On a déjà payé, c’est bon. Maintenant dis-nous tout.
Wafaa – Il y a quelques heures, sur la grande autoroute, une machine F-zéro est passée par le Red Canyon. Moi-même je suis passée par là, mais quelque part sur la route une autre voiture est passée avec un boost vraiment particulier qu’on ne voit jamais durant les courses. Ce boost était d’une puissance démesurée, cette machine était à une vitesse qu’aucune des nôtres ne peut atteindre !
Alicia – Et cette machine F-zéro, à quoi elle ressemblait ?
Wafaa – Je ne l’ai pas bien vue car elle allait super vite et était couverte d’électricité, mais j’ai cru voir une machine jaune au design proche d’un avion de chasse.
Rafael – Jaune en forme d’avion de chasse… Aucun doute, c’est lui.
Wafaa – Info gratuite : le Lightning 7 est garée au 2e sous-sol du parking de l’hôtel. Maintenant, si vous le permettez, je dois vous laisser. Au revoir !
L’informatrice s’en va alors à ses occupations. Malheureusement pour les enquêteurs, pas de réponse, toujours plus de questions.
Alicia – Et maintenant Mei, qu’est-ce qu’on fait ?
Mei-lin – J’ai peut-être une idée un peu folle.
Jules – Ah non, sans moi alors ! Désolé, mais les idées folles ne m’inspirent pas confiance !
Mei-lin – Ouais bah c’est sûr que t’es pas capable de négocier un virage serré à cause de ta tenue de course, je ne pense pas que tu puisses…
Mei-lin fait allusion à la course du début de l’histoire. Rabaissé, Jules se laisse avoir par sa tentative de persuasion.
Jules – Who who who, arrête ! Je te rappelle que tu t’adresses à un certain Jules, quelqu’un qui n’a peur de rien !