Chapitre 4 : Les intentions avant le départ

En parlant du L7, celui-ci est arrivé à Aéropolis dès la matinée. Il profite d’être sur le circuit pour discuter avec les pilotes qui lui font encore confiance au niveau de sa générosité. Pour l’instant, c’est avec Yacin qu’il est en conversation.

Louis – Ce circuit est énorme. La piste est large, et la plupart des virages sont plutôt simples à négocier.

Yacin – Note qu’il y a une section en surface de glace ; tu devrais pouvoir les dominer, t’es un expert en dérapage.

Louis – Le dérapage du Lightning 7 ne marche pas comme déraper sur de la glace, mais si je gère bien, ça devrait pouvoir le faire.

Yacin – Et ton épaule, ça va ?

Louis – Oh, t’inquiète, j’ai l’habitude d’être blessé comme ça. C’est le risque du métier de chasseur de primes : on ne sort jamais complètement indemne de nos combats, mais pour la sécurité des autres, ça en vaut la peine.

Yacin – J’ai tout de même cru comprendre que ça ne va pas très bien entre toi et le groupe de Mei-lin, en ce moment. J’espère que ce n’est que temporaire ! Enfin, je dis ça pour toi.

Louis – C’est gentil de t’inquiéter pour moi, Yacin, mais je ne vais pas pouvoir arranger ça de sitôt. Quand la course sera terminée, j’aurai une affaire importante à régler. Et si j’échoue, ça risque de me coûter gros.

Sur la piste, derrière la ligne de départ, c’est un spectacle différent de d’habitude qui a lieu : seules trois voitures sont présentes, et si certains pilotes profitent de cette course spéciale pour aller voir leur famille ou leurs proches, la plupart viennent en tant que spectateurs. Joy, Rafael et Alicia sont assis côte à côte à proximité du stand de Louis où Théo et Patrick sont prêts à communiquer avec le L7 par radio. Le départ approche ; Jules et Mei-lin se dirigent vers leurs machines F-zéro. Mais avant le départ, le L7 regarde Mei-lin avec hésitation, puis se dirige vers elle en passant devant le White Speed qui se trouve entre le Raptor Boost et le Lightning 7. Mais lorsqu’il lui adresse la parole, celle-ci l’interrompt de façon directe et blessante.

Mei-lin – Si tu crois que je suis d’humeur à discuter avec toi après Sand Ocean, garde seulement en tête que si tu as besoin de notre aide, tu peux aller te faire f*utre !

Louis – Mais…

Mei-lin – Non, n’insiste pas. Et si c’est pour que te faire pardonner, nous n’accepterons pas tes excuses ! Alors retourne dans ta machine sans équilibrage, et attend le départ de la course, qu’on en finisse…

Louis – Je voulais juste te dire au revoir.

Surprise par cette interruption Mei-lin se calme direct. Elle ne comprend pas du tout ce qu’il veut dire par là.

Mei-lin – Quoi ?

Louis – Quand la course sera terminée, peu importe le gagnant des 10 millions de dollars, je ne resterai pas. J’ai une nouvelle affaire de chasseur de primes qui m’attend, et cette fois, je risque de ne pas revenir.

Mei-lin – Attends, tu as déjà survécu à des choses dont personne ne peut se sortir comme ça.

Louis – Avant de partir, je tenais quand même à te dire quelque chose. Je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais c’est peut-être ma dernière chance.

Mei-lin – Comment ça ? Qu’est-ce que tu as à me dire ?

Commentateurs – À tous les concurrents : lancez votre moteur !

Louis – J’aurais voulu avoir plus de temps…

Mei-lin attend juste ce que le L7 a de si important à lui dire ; c’est quand même la première fois qu’il s’apprête à se dévoiler. Mais le White Speed démarre son moteur.

Louis – Je…

Mei n’entend pas la suite de la phrase, car la machine de Jules fait tellement de bruit qu’elle couvre complètement la voix de Louis. En plus, le commentateur commence à presser.

Commentateurs – Les retardataires sont priés de rejoindre leur machine F-zéro !

Louis – Il faut que j’y aille, maintenant. Bonne chance !

Mei-lin – Attends, L7, reviens, j’ai rien compris !

Commentateurs – Je le répète, les retardataires sont priés de rejoindre leur machine F-zéro !

Mei-lin saute alors dans le Raptor Boost et démarre. Louis démarre le Lightning 7 et Patrick l’appelle par radio.

Patrick(radio) – L7, ça va ?

Louis – Pas trop, Patrick. Mei-lin n’a pas entendu ce que je lui ai dit.

Patrick – Tu penses pouvoir arranger ça ?

Louis – Non, c’est trop tard. Je pense qu’elle ne le saura jamais.

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